Fatiguée, fatiguée ….

C’est, je pense, une des caractéristiques de cette maladie, tout au moins pour moi. La fatigue a commencé bien avant qu’on découvre ces métastases dans mes intestins. Je la trainais comme un fardeau. Impossible pour moi de garder les yeux ouverts au travail en début d’après-midi devant l’ordinateur. Je dormais assise. J’en étais arrivée à faire une petite sieste d’une vingtaine de minutes après le déjeuner pour tenir le coup. Le soir, la télé me regardait plutôt que l’inverse !

Après l’opération et la pose de l’iléostomie, les trois semaines à l’hôpital se sont bien passées vu que je n’avais rien à faire. Le retour à la maison n’a pas posé de problèmes car tout le monde était aux petits soins pour moi. Mais quand la chimio a commencé, ce fut une toute autre histoire.

A raison d’une cure de Taxol par semaine, j’ai vite été lessivée. Je sortais de chaque cure épuisée. Je me faisais l’effet d’avoir bu trop d’alcool ! Je rentrais à la maison et m’endormais illico sur le canapé. Ensuite des problèmes dus au Taxol sont apparus et on a arrêté ce traitement mais la fatigue est restée.
Certains jours, je faisais quatre siestes par jour et j’étais incapable de me lever du canapé. Toute activité physique me coûtait. J’avais à peine le courage de faire ma toilette le matin et même manger me fatiguait.

Voilà à quoi je ressemblais

my sloth

N’étant pas une virtuose du dessin, j’ai recopié celui-ci sur le site how2drawanimals.com.

Et à bien y regarder, je partageais quelques caractéristiques avec ce paresseux (en anglais « sloth »). Bien entendu, je ne m’accroche tête en bas à une branche pour dormir. Mais tout comme lui j’étais un animal très lent et je pouvais aussi dormir jusqu’à 20 heures par jour dans les moments les plus difficiles. Je ne quittais mon fauteuil que pour les besoins les plus urgents, mais contrairement à lui qui ne descend de son arbre qu’une fois par semaine pour utiliser les toilettes, j’y allais beaucoup plus souvent ! J’étais aussi, à l’époque, une espèce en voie de disparition. Heureusement les choses se sont un peu arrangées depuis pour moi. Mais j’ai bien peur que ce ne soit pas le cas pour le paresseux.
J’espère que je ne choque personne avec mes histoires. J’ai besoin de prendre les choses du côté humoristique. C’est en partie ce qui m’a fait tenir face à la maladie.

A bientôt.

 

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