Tricot thérapie

Les tricoteuses et les tricoteurs vont le diront : ils se sentent plus heureux, de meilleure humeur et moins stressés après avoir passé un moment à tricoter.

Et oui, il semblerait que les bienfaits du tricot soient similaires à ceux de la méditation. En effet, se concentrer sur un mouvement que l’on répète encore et encore procure un sentiment de relaxation et permet de se détendre. De plus, cette activité qui demande donc beaucoup de concentration nous empêche de trop penser à nos problèmes.

Il paraît que tricoter fait aussi du bien à notre cerveau. Il se dit même que cela aiderait peut-être à réduire la perte de mémoire de 30 à 50 % chez les personnes âgées. Espérons qu’il en sera de même avec celles et ceux qui souffrent du « cerveau-chimio ». Il a été montré que, pour effectuer des mouvements rapides et soignés, le tricot stimule les connexions neuronales de notre cerveau, leur permettant de rester intactes plus longtemps.

Il semble aussi que tricoter peut réactiver des sensations tactiles oubliées, améliorer notre agilité et retarder l’apparition de l’arthrite. Du fait que les mains sont sans cesse mobilisées, on devient plus agile et on fait du bien à nos articulations. On force le fluide à circuler autour de notre cartilage et ça permet d’hydrater les articulations. Par conséquent, cela réduit le risque d’apparition de l’arthrite et peut même soulager la douleur si on tricote au moins une heure par jour.

Et il ne faut pas croire que cette activité soit réservée aux manuels. Tout le monde peut s’y mettre. Il y a tout de même une condition : il faut pouvoir dégager du temps. On ne tricote pas pour une session de 3 minutes. Il faut avoir au moins 15 minutes devant soi.

Et le tricot peut se pratiquer à plusieurs. S’il permet de se vider l’esprit et de se déstresser quand on tricote seul, c’est aussi un moment agréable à passer avec d’autres tricoteuses et tricoteurs. C’est bien plus sympathique de tricoter en groupe autour d’une boisson chaude ou d’un goûter. Cela devient alors une activité génératrice de lien.

Et puis, cela peut améliorer l’estime de soi. Quelle grande source de fierté et d’accomplissement de pouvoir dire « c’est moi qui l’ai fait !». C’est gratifiant.

Alors c’est pourquoi les membres du groupe de parole « Cancer, Vivre avec toi, Vivre après toi » ont décidé de se lancer. Les débutantes et les expérimentées, les expertes et les maladroites, toutes à nos aiguilles sous l’œil avisé et expert de Colette, membre fidèle du groupe et notre coach pour cette activité.

Projet de bande dessinée tactile

C’est quoi, une bande dessinée tactile ? C’est une publication destinée aux personnes non-voyantes et malvoyantes.

Un projet vient d’être lancé sur le site « ulule » pour financer la création d’un album en relief. Cela permettra de développer l’accès à l’image pour les déficients visuels. Pourquoi en seraient-ils privés ?

Alors, si vous êtes intéressés par ce projet, rendez-vous sur la page

https://fr.ulule.com/bout-des-doigts/

Et si le coeur vous en dit, contribuez à ce projet. Vous pouvez donner à partir de 5 euros.

Merci d’avance et à bientôt.

 

Au Grand Rex

loreena

Hier soir, concert de Loreena McKennitt au Grand Rex.
Qui est-elle ? C’est une chanteuse canadienne passionnée par la culture celte, par l’histoire et surtout la musique de ce peuple. Je trouve ses chansons d’une grande beauté, souvent poignantes, qui vous remuent.

Première vraie sortie à un spectacle pour moi. Départ prévu vers 18h30. Je prends mon goûter vers 16h, histoire de ne pas avoir trop de « production » dans la poche. Je vérifie une bonne demi-douzaine de fois si j’ai tout mon matos de rechange dans ma besace (oui, parce que sac à main c’est un peu petit pour tout ce que je transporte). Poche et vessie vidées, couvre-poche en place, jeans ajusté tant bien que mal sous la poche, bouteille d’eau pas oubliée et nous voilà partis, Ivan, Claire et moi.

La circulation n’est pas trop mauvaise vers Paris, un peu plus délicate intramuros. J’admire Ivan qui se faufile avec une grande aisance dans le trafic. Moi, je frise la crise cardiaque. Paris, oui, mais en transports en commun. Arrivés près des grands boulevards, nous avons de la chance et trouvons une place de stationnement rapidement.

La file d’attente pour pénétrer dans la salle est assez conséquente mais ça va vite. Nous avons l’excellente idée d’acheter des muffins pour nous caler l’estomac mais là ça coince à deux niveaux : celui de la salle où nous n’avons pas le droit d’apporter de la nourriture de l’extérieur et celui de mon oesophage qui, je m’en rends compte tout d’un coup, a encore tendance à bloquer les aliments en plein milieu du chemin. Deux ou trois gorgées d’eau et ça finit par passer.

le grand rex

Nous voilà dans la salle, assez loin de la scène, mais ça va, au milieu de 2 800 passionnés comme nous par Loreena.

Et en route pour presque 2 heures et demie de magie. Elle chante, raconte ses expériences, nous parle de l’histoire des celtes. Seul petit bémol pour ceux qui ne maitrisent pas bien la langue de Shakespeare : elle ne parle qu’en anglais.
Fin du concert vers 22h50. Mon iléostomie a été très sage. Mais maintenant nous avons tous les trois un gros creux à l’estomac. Il faut qu’on mange ! Vite !

Mais pas évident de trouver un restaurant qui accepte encore des clients à cette heure tardive. En retournant vers la voiture, nous tombons sur un petit resto, genre bistro asiatique, le John Weng (20 rue du Faubourg Poissonnière) qui accepte de nous servir.
Et bien, ma foi, c’était pas mal. Ils proposent des nems, des gyozas, des bo buns tout à fait corrects à mon goût.
Claire a pris quelques photos mais il faisait un peu sombre. J’ai donc trouvé deux photos (désolée, Claire !) sur les sites ideoz.fr et deliveroo.fr, juste pour vous faire envie.

C’était une bonne soirée et je suis assez contente de moi car je n’ai pas eu de problèmes de poche et j’ai bien tenu le coup. Je me suis quand même couchée à 1 heure du matin ! Prochain spectacle le 25 mars. On change complètement de genre. Ce sera les choeurs de l’Armée Rouge.

Ce matin, par contre, c’était un peu moins drôle. Le dentiste m’a retiré deux racines d’une dent qui s’est cassée. Chimio ? Faute à pas de chance ? Je ne sais pas mais en tout cas j’ai un peu dégusté. D’ailleurs, je vais aller reprendre un doliprane cas je sens que ça recommence à me titiller.
Allez, à plus !

Tous à Reims !

Vendredi, Alexandre et mois sommes allés à Reims pour visiter le marché de Noël. C’était ma première vraie sortie depuis le zoo de La Flèche fin août. Autant dire que j’étais impatiente de m’évader de l’air un peu pollué de Paris et sa banlieue.

Départ à 10h30, pas trop pressés. Un peu d’embouteillages, comme d’habitude et arrivée à Reims vers 12h30. Un peu galère pour se garer. On a fini par trouver une place rue Chabaut (à retenir pour la prochaine fois) en stationnement payant.

Vu que c’était l’heure de déjeuner, nous sommes allés directement place d’Erlon et, comme nous sommes fidèles, nous avons mangé au même restaurant que l’année dernière « Boeuf ou salade ? » qui, comme son nom l’indique, sert des plats de viande de boeuf et des salades. Alex et moi avons pris des hamburgers, bien garnis et bien bons. On s’est éclatés avec les desserts, faits maison. Pour moi, un tiramisu aux spéculoos (yum, yum !) et pour Alex une île flottante (photo ci-dessous)

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Après tout ça, il fallait éliminer. Donc en route pour le marché de Noël qui se trouve au pied de la cathédrale. C’est agréable Reims. Il y a plein de rues piétonnes et on peut se balader sans risques.

Et ben, c’était super chouette ! Plein de petites boutiques avec plein de petites choses à acheter. On a trouvé des cadeaux sympa pour toute la famille, du foie gras de la région et un feuilleté à la viande pour le soir. On n’a pas oublié les biscuits de Reims !

Et puis, comme on n’avait pas dépensé assez d’argent, on est retournés place d’Erlon et on s’est éclatés chez Nature et Découverte. Aïe, aïe, aïe, le portefeuille ! Mais bon, c’est Noël.

Après, il a fallu que j’aille vider ma poche de stomie. Et oui, elle est toujours là et elle se remplit vite ! Petit arrêt chez Burger King. Une glace pour Alex et un café pour moi, histoire de justifier l’usage de leurs toilettes. Vous allez me dire que c’est pas une bonne idée de boire quelque chose car la poche va de nouveau se remplir. Et oui !

Après tout ça, il était déjà 18h00 et nous avons pris le chemin du retour. Arrêt vidange de poche à la première station service. C’était un peu urgent !

Bien roulé jusqu’à Marne la Vallée, puis embouteillages jusqu’à la maison. Franchement, je plains ceux qui sont obligés de prendre leur voiture tous les jours.

J’ai bien apprécié la journée. Ceux qui ont envie de voir un marché de Noël, pas trop loin de Paris, peuvent y aller. Je pense qu’ils apprécieront.
Allez, je vais bosser un peu. A plus !

Fatiguée, mais ….

Comme me le faisait très justement remarquer mon amie Audrey il y a deux jours, ça fait bien longtemps que je n’ai rien publié sur mon blog.

C’est vrai, je ne me cherche pas d’excuses mais je viens de passer une période très chargée. Ma maman a fait un AVC il y a une dizaine de jours. Un « petit » AVC m’ont dit les médecins. N’empêche que c’est quand même sacrément bouleversant de trouver sa mère couchée à même le sol dans sa salle de bain, ne se rappelant plus où elle était ni ce qui s’était passé.
Enfin, elle a été très bien prise en charge et n’a pas de séquelles physiques. Par contre, du côté cerveau, c’est pas encore tout à fait au point ! J’espère que ça va s’arranger.

Du coup, je suis un peu fatiguée. Le côté physique, je gère car j’arrive à bien dormir. Mais mon esprit a du mal à remonter la pente. Il y a tellement de choses à faire que je m’épuise un peu.

D’où le petit dessin que j’ai fait la semaine dernière :

fatiguee
Moi à la recherche d’un endroit calme et tranquille pour recharger mes batteries

MAIS j’ai repris les cours de gym. Gym spéciale pour les malades, organisée par la Ligue contre le Cancer. Une heure de cours par semaine, niveau « mat’sup » (maternelle supérieure). Mais ça fait du bien, même si ça fait mal. C’est là qu’on se rend compte que nous ne sommes pas au mieux de notre forme. J’y vais avec une amie qui, comme moi, est traitée pour un cancer du sein. Nous nous sommes rencontrées un peu par hasard au petit supermarché du coin et nous nous entendons très bien.

Et nous nous sommes inscrites toutes les deux à un atelier, aussi organisé par la Ligue, appelé « Belles et bien ». On va nous apprendre à nous remettre en valeur, à prendre soin de nous. C’est demain matin. J’appréhende un peu car je ne suis pas trop du genre « féminine » (mes parents n’ont pas demandé l’option quand ils ont passé la commande) mais je sais que ça va me faire le plus grand bien. Je posterai mes impressions après.

Allez, je vais faire cuire mes coquillettes bio pour le dîner. A plus !

Oh, la belle vie … !

lions

Oui, je sais, ça donne envie. Une vie de rêve : nourris, logés, soignés. Rien à faire, sinon dormir. Pas de prédateurs à l’horizon. Pas de liberté non plus, mais ils sont en sécurité.
Cette photo a été prise la semaine dernière lors de mon escapade, avec mon fils Alexandre, au zoo de La Flèche. C’était chouette. D’autres photos suivront.

A plus !