Au revoir 2016 !

Et oui, cette année est presque finie. Je n’ai pas trop à me plaindre. Elle n’a pas trop bien commencé pour moi mais, au fil des mois, les choses se sont améliorées et le bilan est plutôt positif. On attend maintenant de voir si je peux me débarrasser de ma stomie et de mon pied à perf.

En parlant de pied à perf, j’ai demandé à Alexandre de le décorer. Ben oui, y a pas de raison qu’il ne fête pas aussi Noël. Voilà le résultat :

pied-a-perf

Je trouve que c’est assez réussi !

A part ça, je souhaite que toutes celles et ceux qui sont dans la maladie, les traitements, la douleur, gardent l’espoir et aient le courage nécessaire pour résister.
Nous ne savons pas de quoi demain sera fait mais il faut lutter de toutes ses forces et, même si on sait qu’on peut rechuter du jour au lendemain, vivre chaque jour pleinement et profiter au mieux de ce que la vie nous offre.

Oui, je reconnais, c’est un peu bébête ce que je dis mais c’est pas facile d’exprimer ce que je ressens.

Bon, allez, j’arrête !

Je vais préparer le dîner. Je fais prolongation de Noël. Tout le monde est là : mon mari, Ivan, Claire son épouse, Milo mon petit-fils, Alexandre et Stéphane. Il va falloir fournir !

A plus !

C’est presque Noël !

Que ça passe vite, une année. On y est presque, à Noël. On a eu du mal à s’y mettre mais ça y est, le sapin est décoré. Comme d’habitude c’est Alexandre qui s’est attelé à la tâche, et il fait toujours ça très bien.
C’est sûr, il ne tient pas de sa mère son sens artistique. Heureusement d’ailleurs !

Là, moi, je suis en plein dans les chants de Noël. J’adore ça ! Surtout les chansons anglo-saxonnes (désolée). Il faut dire qu’ils sont plutôt doués de ce côté là.

mon-beau-sapin

Allez, bonnes fêtes de fin d’année à tous et paix aux hommes (et surtout aux femmes) de bonne volonté.

A plus !

Tous à Reims !

Vendredi, Alexandre et mois sommes allés à Reims pour visiter le marché de Noël. C’était ma première vraie sortie depuis le zoo de La Flèche fin août. Autant dire que j’étais impatiente de m’évader de l’air un peu pollué de Paris et sa banlieue.

Départ à 10h30, pas trop pressés. Un peu d’embouteillages, comme d’habitude et arrivée à Reims vers 12h30. Un peu galère pour se garer. On a fini par trouver une place rue Chabaut (à retenir pour la prochaine fois) en stationnement payant.

Vu que c’était l’heure de déjeuner, nous sommes allés directement place d’Erlon et, comme nous sommes fidèles, nous avons mangé au même restaurant que l’année dernière « Boeuf ou salade ? » qui, comme son nom l’indique, sert des plats de viande de boeuf et des salades. Alex et moi avons pris des hamburgers, bien garnis et bien bons. On s’est éclatés avec les desserts, faits maison. Pour moi, un tiramisu aux spéculoos (yum, yum !) et pour Alex une île flottante (photo ci-dessous)

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Après tout ça, il fallait éliminer. Donc en route pour le marché de Noël qui se trouve au pied de la cathédrale. C’est agréable Reims. Il y a plein de rues piétonnes et on peut se balader sans risques.

Et ben, c’était super chouette ! Plein de petites boutiques avec plein de petites choses à acheter. On a trouvé des cadeaux sympa pour toute la famille, du foie gras de la région et un feuilleté à la viande pour le soir. On n’a pas oublié les biscuits de Reims !

Et puis, comme on n’avait pas dépensé assez d’argent, on est retournés place d’Erlon et on s’est éclatés chez Nature et Découverte. Aïe, aïe, aïe, le portefeuille ! Mais bon, c’est Noël.

Après, il a fallu que j’aille vider ma poche de stomie. Et oui, elle est toujours là et elle se remplit vite ! Petit arrêt chez Burger King. Une glace pour Alex et un café pour moi, histoire de justifier l’usage de leurs toilettes. Vous allez me dire que c’est pas une bonne idée de boire quelque chose car la poche va de nouveau se remplir. Et oui !

Après tout ça, il était déjà 18h00 et nous avons pris le chemin du retour. Arrêt vidange de poche à la première station service. C’était un peu urgent !

Bien roulé jusqu’à Marne la Vallée, puis embouteillages jusqu’à la maison. Franchement, je plains ceux qui sont obligés de prendre leur voiture tous les jours.

J’ai bien apprécié la journée. Ceux qui ont envie de voir un marché de Noël, pas trop loin de Paris, peuvent y aller. Je pense qu’ils apprécieront.
Allez, je vais bosser un peu. A plus !

Y a de l’espoir !

Depuis quelques temps, mes infirmières, Céline et Isabelle, me mettaient la pression pour que je contacte un gastro-entérologue pour avoir un second avis sur la remise en continuité de mes intestins, étant donné que mon chirurgien est plutôt réticent.

J’ai donc pris le taureau par les cornes et, sur les conseils d’Isabelle, j’ai téléphoné à l’hôpital Bicêtre pour un rendez-vous.

Jeudi dernier, j’ai eu une consultation avec un gastro-entérologue qui a bien examiné mon dossier et m’a dit que mon cas serait étudié en réunion avec les chirurgiens. Et, le lendemain, il m’a téléphoné pour me donner le nom du chirurgien que je devais consulter.

Et aujourd’hui, j’ai eu une consultation avec le chirurgien.
Cela partait plutôt mal. En effet, grosse pollution atmosphérique à Paris et dans ses environs (si on ne meurt pas du cancer, c’est peut-être ça qui va nous achever). Donc restriction de circulation et, bien entendu, l’immatriculation de ma voiture est paire ! J’ai étudié la possibilité d’y aller en transports en commun. Là, mon fils Alexandre et mon infirmière Céline m’ont gentiment fait remarquer que j’étais un peu folle : qui dit transports en commun dit foule, microbes, bactéries et fatigue. Ok, ok …

Etant donné que mon fils Ivan a une société de transports de personnes, il m’a fait conduire par un de ses chauffeurs. La classe !

Me voilà donc à Bicêtre un peu en avance pour mon rendez-vous de 11h15. J’ai le temps de boire un café et de manger un petit cookie. Et de vider ma poche d’iléo, bien sûr. Cela ne se fait pas de se présenter en consultation avec une poche grosse comme un ballon de handball.

A l’heure, le chirurgien me reçoit. Il ne voit pas d’inconvénient à m’opérer, tout en me faisant bien comprendre que sa décision finale ne pourra être prise qu’après plusieurs examens de contrôle. Je sors de la consultation avec une ordonnance pour une radio, un scanner et une coloscopie. Il est sympa, il a numéroté les démarches que je dois faire pour que je fasses tout dans l’ordre !
Et le parcours du combattant commence : c’est grand Bicêtre. Déjà, pour trouver le bureau des rendez-vous pour la coloscopie, je rame. J’erre un certain temps dans les couloirs déserts du premier étage. Je finis par trouver. La secrétaire, gentille, me prévient tout de suite qu’il y a un certain délai. Je m’en doute. Ce ne sera pas avant le 7 février 2017. Franchement, je ne suis pas à 3 mois près. Je lui demande si je dois avaler le super liquide qui nettoie tout étant donné que j’ai une stomie et que tout ce que j’ingurgite passe dans la poche. « Si, si ! » me répond une autre secrétaire. « Vous êtes sûre ? » « Attendez, je vais demander au docteur ». C’est cela, faites, faites …

Cinq minutes plus tard, elle revient. « Non, ce n’ai pas la peine, on vous fera juste un lavement (youpi !!) mais faites quand même le régime sans résidus, c’est mieux ». Moi, je veux bien, mais je ne suis pas sûre que ça soit nécessaire.

Je sors du bureau avec en plus le rendez-vous avec l’anesthésiste. Première étape franchie.
Un peu plus loin, c’est le bureau des radios et scanners. Là c’est plus rapide. Les deux examens seront faits le même jour, le 2 janvier. J’ai intérêt à avoir l’esprit clair ce jour-là. La secrétaire me dit qu’il faut boire beaucoup la veille (de l’eau ?). Deuxième étape franchie. Ouf !

Il ne me reste plus qu’à redescendre au rez-de-chaussée pour prendre un nouveau rendez-vous avec le chirurgien qui pourra alors étudier les résultats de ces examens.Troisième étape franchie. Il est déjà 13h15. Heureusement que j’ai mangé le cookie, il m’a bien calée.
Je sors de l’hôpital, j’appelle mon chauffeur et 30 minutes plus tard me voilà revenue chez moi.
J’ai déjeuné et ensuite j’ai fait une sieste de 40 minutes ! C’est là que je me rends compte combien je suis fatiguée.

Enfin, dans l’ensemble ce sont de bonnes nouvelles. Je ne pas pas encore sûre que l’opération aura lieu mais le processus est en route. Quelque soit la réponse, je saurai que les choses ont été bien étudiées.

On avance à petits pas, mais on avance.

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Allez, je vais prendre mon quatre heures (non, pardon, mon cinq heures et demi). A plus !