Bon anniversaire, moi !

Oui, je sais, aujourd’hui c’est le premier jour de l’été, la fête de la musique, la nuit la plus courte de l’année. Mais c’est surtout mon anniversaire !

Une année de plus au compteur. L’année prochaine, je change de dizaine. Je passe dans le club des séniors. A moi les réductions au cinéma ! Bon, encore un an à attendre.

Toujours est-il qu’en faisant le point, je me dis que, pour l’instant, je m’en tire pas si mal que ça. Il y a 3 ans, je digérais le choc du cancer et de la stomie. Il y a 2 ans, j’étais sous chimio palliative. Et depuis un an, ben ça va pas trop mal. Toujours chimio, toujours hormonothérapie, toujours stomie, toujours déshydratation mais ça va.

Comme quoi, il faut jamais désespérer. Là, c’est un autre challenge qui m’attend, et non des moindres. Je voudrais bien le faire ce fameux D.U. « Mission d’accompagnant de parcours du patient en Cancérologie ». Sacré défi pour moi ! Mais encore une fois, qu’ai-je à perdre ! Si je n’essayais pas, j’aurais des regrets. Donc, c’est bon, je fonce.

Pour mon anniversaire, j’ai reçu plein de messages, des petites cartes et des fleurs. Regardez un peu le superbe bouquet que mon infirmière (et amie !) Céline m’a offert.

bouquet Céline

Allez, je vous laisse. Je vais essayer de taffer sur mon projet pour le D.U.

Surtout, n’oubliez pas de vous hydrater ! Et portez-vous bien !

Pour Nathalie

Aujourd’hui, j’ai une pensée pour Nathalie qui se bat pied à pied contre la maladie et qui ne va pas bien du tout.

Je ne la connais pas depuis très longtemps, Nathalie. On s’est rencontrées lors du stage de retour à l’emploi d’Essononco. Le courant est tout de suite passé entre nous. C’est une fille sympa, Nathalie. Elle sait mettre les autres à l’aise. Elle est prévenante, toujours à l’écoute des autres.

Mais cette maladie, elle est pas juste. Elle s’attaque à n’importe qui, elle ne fait pas de détails.

Alors, Nathalie, je te dis que je pense à toi, que je sais combien c’est difficile de lutter, surtout contre cette douleur qui te ronge.

Je suis avec toi. Mon esprit t’accompagne. J’aimerais tant pouvoir t’aider davantage.

Je t’embrasse. Ne lâche rien !

Coucou !

Sincèrement, j’ai honte ! Si, si, je vous assure ! je n’ai encore pas trouvé le temps d’écrire un nouvel article. Et pourtant, c’est pas les idées qui manquent.

Je ne sais pas, je crois que le temps passe trop vite. Les journées sont trop courtes. Ou alors, il y a trop de choses à faire. Ou alors, j’ai trop de choses dans la tête.

Toujours est-il que j’ai honte !

Bon, là, en ce moment, j’ai une excuse, je suis sur un gros projet qui me tient à coeur. Etant donné que j’ai signé une rupture conventionnelle de contrat avec mon employeur (et époux), j’ai décidé de m’inscrire à une formation. Il n’est jamais trop tard pour changer de métier (et de vie, peut-être).

J’aimerais m’inscrire au diplôme universitaire « Mission d’accompagnement de parcours du patient en cancérologie » à l’Université des Patients. Vous allez me dire : « encore le cancer ! ».

Ben oui, parce que je pense que cette formation me permettra d’aider d’autres patients. Et on sait malheureusement qu’il y en aura de plus en plus. Mon expérience de malade m’aidera et je me sens assez forte.

Attention, je ne sais pas encore si je vais être acceptée. J’ai préparé un projet et, maintenant, je vais le soumettre à des centres hospitaliers pour savoir s’ils sont intéressés.

Et je peux vous dire mon cerveau a chauffé ! Y avait longtemps qu’il n’avait pas autant travaillé. C’est ça qui m’a pris beaucoup de temps. C’est un sacré challenge pour moi. Après avoir été inactive pendant plus de 3 ans, c’est difficile de reprendre confiance en moi. Mais je me dis que je n’ai rien à perdre et tout à gagner ! Et puis, si je ne suis pas acceptée, je trouverais une autre formation. Mais un domaine qui me permette d’aider les autres. C’est comme ça, je suis un peu la mère Thérésa de Chilly Mazarin.

Allez, trêve de plaisanteries, je vous laisse.

Je vous tiendrai au courant.

A plus et, surtout, portez-vous bien !

Bon anniversaire ma stomie !

J’ai du mal à croire que ça fait 3 ans que j’ai été opérée et que l’iléostomie s’est installée dans ma vie.

Son arrivée a été un peu brutale. Je me suis endormie intacte (enfin presque, avec un côlon transverse sténosé) et me suis réveillée avec un joli petit récipient rempli d’un liquide verdâtre posé sur mon ventre.

Les infirmières ont commencé à m’expliquer le pourquoi du comment et, franchement, à ce moment-là j’ai eu du mal à réaliser ce qui m’arrivait.

Mais c’est comme tout le reste, on s’habitue. C’est dans ma nature, après avoir bien cogité les choses, j’accepte ce qui m’arrive. Je ne dis pas que c’est facile mais je suis comme ça.

C’est vrai que la pilule a été difficile à avaler. D’abord la stomie, après l’annonce de la récidive du cancer, la pose de la chambre implantable, le début des traitements. On n’a pas traîné, et c’est ce qu’il fallait.

Durant ces 3 ans, la vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Il y a eu des mauvais, très mauvais moments et aussi des choses positives.

J’ai suivi ce chemin, je n’avais pas trop le choix. La chance, ou le hasard, a voulu que je sois toujours là aujourd’hui alors que d’autres sont restées au bord de la route et que d’autres encore se battent toujours.

La maladie ne m’a pas vraiment quittée. Elle est toujours là, près de moi, peut-être prêtre à frapper de nouveau. La stomie est là pour me rappeler que je dois prendre soin de moi, ne pas placer la barre trop haute, vivre le moment présent.

Alors, bon troisième anniversaire ma stomie ! En espérant être là dans un an pour fêter le prochain.

Allez, je vous laisse. Et surtout, portez-vous bien !

pivoines du jardin
Pivoines du jardin