La recette du mercredi

Quand on a une iléostomie, on a tendance à avoir des selles plutôt liquides et il est conseillé de consommer des aliments qui ralentissent le transit. Le riz en fait partie, enfin théoriquement car ça ne me fait pas trop d’effet.

Donc, aujourd’hui j’ai préparé du riz au lait, bien sucré, bien régressif, et en plus facile à faire.

Je partage la recette.

Il vous faut :

  • 1 boîte (410g) de lait concentré non sucré (j’utilise celui dont le nom commence par un g et finit par un a)
  • la même quantité d’eau
  • 100g de riz rond
  • 80g de sucre (vous pouvez toujours en mettre moins)
  • 2 sachets de sucre vanillé

Faire bouillir le lait et l’eau avec le sucre et le sucre vanillé.

Jeter le riz en pluie dans le lait bouillant, remuer et laisser cuire une heure à petit feu. J’ai utilisé ma plaque électrique en position 2 (sur 6).

Théoriquement, il ne faut pas remuer mais j’ai quand même donné un coup de spatule au bout d’une demi-heure.

A la fin de la cuisson, le contenu de la casserole a une jolie couleur caramel. Je laisse refroidir avant de transvaser dans des ramequins (pour moi proportions pour 5 ramequins). Puis direction frigo.

A consommer frais.

Et ben moi je vais aller en manger un pour mon 4 heures avant que mes garçons les aient tous dévorés.

Allez, portez-vous bien. A plus !

Mars Bleu

Après Octobre Rose consacré au cancer du sein, voici Mars Bleu consacré au cancer colorectal.

Celui-ci est le 3ème cancer le plus fréquent et, s’il est détecté à un stade précoce, il se guérit dans 90% des cas.

Si ça vous intéresse, voici un lien intéressant :

http://blogderobert.roche.fr/

Quant à moi, j’ai vu ma stomathérapeute deux fois cette semaine. Je l’aime bien, Esther. Quand je rentre dans son bureau, j’ai l’impression d’entrer dans la caverne d’Ali Baba. Elle a du matériel dans tous les coins, sur son bureau, sur les chaises, dans les placards, partout je vous dis …

Trêve de plaisanteries. Voilà comment se passe la consultation :

D’abord, on discute un peu de tout et de rien. Puis, on s’intéresse à la stomie. Dans son minuscule cabinet de toilette, elle enlève la poche délicatement, l’observe pour voir comment les selles l’ont attaquée. Et elles l’ont sérieusement attaquée ! Et ma peau avec.

Soins de la peau, poudre protectrice, pose de la nouvelle poche. On va tenter la poche une pièce pendant 3 mois, puis on refera le point.

D’autre part, nous allons travailler sur l’alimentation et l’hydratation. Je vais  suivre un petit régime spécial « iléostomie » pendant une semaine et surveiller mes selles.

En quoi consiste le régime iléo ? Pour moi, principalement à épaissir mes selles pour me déshydrater le moins possible. Et c’est pas gagné. Ce qui est censé donner plus de consistance comme le riz, la banane, les carottes ou le coing ne me font pas beaucoup d’effets. Quant aux médicaments anti-diarrhée, j’en ai pris pendant presque un an sans plus de résultats.

Mon prochain objectif est donc de m’attaquer au problème sérieusement. J’ai commencé à lire des articles sur le sujet, principalement américains et canadiens car , en France, c’est un peu le désert à ce niveau-là. J’ai aussi pris rendez-vous avec une diététicienne pour qu’elle m’aide dans mes démarches.

Je vous tiendrai au courant de l’évolution des choses.
En attendant, voici comment je voyais mes intestins en novembre 2015, quand j’étais pas au mieux de la forme. J’ai baptisé le dessin « tuyauterie intestinale ». Cherchez pas, je sais, je suis bizarre !

tuyauterie-intestinale

Allez, je vous laisse. Je vais faire des gaufres pour ce soir. Si elles sont réussies, je partagerai la recette avec vous.

A plus !

Pas raté !

Je me rends compte que ça fait trop longtemps que je n’ai pas donné de mes nouvelles.
Allez, j’y vais !

Ce week-end, j’ai cuisiné sucré. J’en avais envie. Du coup, j’ai préparé des brownies, des blondies et une tarte aux poires. je n’aime pas les recettes compliquées mais, malheureusement, à l’heure actuelle, on est dans la sophistication et la complication. Moi, j’ai un petit livre de recettes simples que j’ai compilées au fil des années et ce sont ces recettes que je réussis le mieux.
Voilà donc, pour celles et ceux que ça intéressera, mes recettes du week-end.

Première photo : les blondies

Préparation : 20 mn – cuisson : 20 à 25 mn

Il faut : 125g de beurre – 180g de sucre roux en poudre – 2 oeufs – 150g de farine avec levure incorporée – 1 pincée de sel ; si on veut aromatiser la pâte, on peut ajouter au choix 60g de noix hachées ou 75 g de chocolat (noir, au lait ou blanc) fondu ou 2 cuillers à café de café soluble ou 75g de Banania

Faire préchauffer le four Th 6 (180°). Faire fondre le beurre au micro-ondes pendant 30 secondes. Lorsqu’il est fondu, ajouter le sucre et bien mélanger. Ajouter ensuite les oeufs un par un en mélangeant bien à chaque ajout. Ajouter la farine, le sel et, éventuellement les ingrédients supplémentaires. Bien mélanger. Verser dans un moule carré beurré et enfourner pendant 20 à 25 minutes (selon les fours). Une lame insérée au centre du gâteau doit ressortir sèche. Laisser refroidir puis découper en carrés de 4 cm.

Deuxième photo : les brownies

Préparation : 20 mn – cuisson : 20 mn

Il faut : 125g de beurre – 120g de chocolat noir ou au lait – 150g de sucre en poudre – 100g de farine avec levure incorporée – 2 oeufs – 50g de noix hachées (moi je n’en mets pas car un des mes fils n’aime pas les noix !)

Faire préchauffer le four Th 6 (180°). Faire fondre le beurre et le chocolat au micro-ondes jusqu’à ce que le chocolat soit fondu. Ajouter le sucre et bien mélanger. Ajouter ensuite les oeufs un par un en mélangeant bien à chaque ajout. Ajouter la farine, puis les noix hachées grossièrement. Bien mélanger. Verser dans un moule carré beurré et enfourner pendant 20 minutes. Une lame insérée au centre du gâteau doit ressortir sèche. Laisser refroidir puis découper en carrés de 4 cm.

Les brownies et les blondies peuvent être servis tels quels, ou avec de la crème anglaise, ou encore avec une boule de glace vanille.

Troisième photo : la tarte aux poires

Préparation : 15 mn – cuisson : 15 mn + 40 mn

Il faut : une pâte sablée du commerce – 1 boîte de poires au sirop – 2 oeufs – 1 cuiller à soupe rase de maïzena – 20cl de crème fraîche – 75g de sucre en poudre – 100g d’amandes en poudre – 1 cuiller à soupe de rhum ambré (facultatif) – sucre glace (facultatif)

Faire précuire la pâte à blanc, recouverte d’un papier cuisson et de haricots secs, pendant 15 mn au four préalablement préchauffé à Th 6 (180°). Egoutter les poires et récupérer 10cl de sirop. Une fois que la pâte est précuite, saupoudrer le fond avec un peu d’amandes en poudre. Casser les oeufs dans un saladier. Ajouter la maïzena diluée dans le sirop, la crème fraîche, le sucre, les amandes et le rhum. Bien mélanger le tout. Disposer les poires sur le fond de tarte puis verser la préparation par-dessus. Faire cuire de 35 à 40 minutes. La crème doit être dorée et ferme. Saupoudrer de sucre glace dès la sortie du four (ce que je n’ai pas fait, mais ma tarte est quand même présentable). Servir tiède ou froide.

On peut faire la même recette avec des abricots ou des pêches au sirop.

J’espère que tout le monde se régalera.
A plus !

Raté !

Depuis quelques temps, je vais mieux et j’ai retrouvé l’appétit. J’ai aussi retrouvé le goût de cuisiner. Du coup, le dimanche, je me mets aux fourneaux. Pourquoi le dimanche ? Tout simplement parce que je suis de la génération du « repas de famille » ce jour-là. C’est un peu une tradition pour moi. On a le temps de manger. On achète ou on prépare un petit dessert. C’est réconfortant.

Donc, après avoir consulté mes nombreux livres de cuisine, je m’attelle à la préparation d’un biscuit roulé à la confiture. La recette me semble simple et je me lance.

Et bien, le résultat n’a pas été à la hauteur des mes espérances, mais alors pas du tout ! Voilà la preuve en images :

recette roulé confiture
Le livre de recettes
résultat roulé confiture
Le résultat

 

 

 

 

 

 

 

Voilà ce qui arrive quand on veut innover. Du coup, pas de dessert ! Tant pis !

Heureusement, il nous reste quand même mon sauté de porc aux pruneaux (recette favorite de mon mari) et mes super pommes de terre sautées. Ouf ! Le déjeuner en famille est sauvé.

A plus !

Barrage filtrant sur l’iléon

Un peu énigmatique comme titre ! Mais celles et ceux qui ont une iléostomie comprendront peut-être mieux de quoi il s’agit. De temps en temps, trop souvent à mon goût, un blocage se produit au niveau de l’iléon. Plus rien ne passe. Et cela occasionne de fortes contractions, genre contractions d’accouchement. Cela peut durer 4, 8, 12 heures et ça fait très, très mal.

Quelquefois, c’est un aliment spécifique qui provoque le blocage, quelquefois il n’y a aucune raison. Mais cette fois-ci je crois que je tiens le coupable. Voilà son portrait robot. Ne vous fiez surtout pas à son air innocent !

poirau perso rectifié

Bon, c’est un peu de ma faute. Hier soir j’ai préparé du petit salé avec des légumes, dont des poireaux. Et ceux-là étaient particulièrement filandreux. Donc, ils ont fait un gros noeud dans mon iléon et ont bloqué le reste des aliments.
Comment je sais que c’est un blocage ? Tout d’abord parce que ma poche ne se remplit plus. Puis, les contractions commencent et la douleur s’installe. Au début, c’est supportable mais ça ne dure pas et ça s’intensifie de plus en plus.
Quoi faire dans ces cas-là ? Surtout arrêter de manger ! Essayer de boire froid ou chaud. J’ai lu sur un blog américain que le coca peut faire de l’effet. J’ai essayé mais ça n’a pas été très concluant. Mettre une bouillotte sur le ventre, ça soulage. Se mettre en position du foetus, ça aide. Et masser doucement le ventre à chaque contraction pour aider l’iléon à évacuer le blocage. Et attendre que ça passe !

Quand j’ai parlé de ces blocages à la stomathérapeute (l’infirmière spécialisée pour les stomies), elle m’a recommandé d’aller aux urgences de l’hôpital dès que ça se produit. Je ne suis peut-être pas raisonnable mais je n’ai jamais suivi ce conseil. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis sûre que les urgences ne sauront pas gérer ce problème. Je pense que le personnel soignant n’est pas assez préparé à ce genre de situation. Je me trompe peut-être mais je préfère gérer ça chez moi, au calme. Jusqu’à présent, le problème s’est toujours résolu de lui-même. Et quand la poche se remplit à nouveau, quel pied !

Voilà comment j’ai visualisé le blocage il y a quelques mois. Je ne suis pas très douée en arts plastiques mais je trouve qu’un dessin exprime quelquefois mieux ce que l’on ressent.

blocage iléon perso rectifié

En résumé, quand on a une iléostomie, on peut manger de tout mais il faut quand même se méfier des aliments trop fibreux et surtout il faut bien mâcher !

A plus !

Mes petits bonheurs

Et oui ! J’ai des petits bonheurs. C’est pas grand-chose mais ça me fait plaisir. Par exemple, le matin, après le petit déjeuner, je bois une bonne tasse de thé, assise dans mon fauteuil, tout en regardant le soleil se lever, le jardin prendre vie et les perruches passer dans le ciel. Oui, en région parisienne nous avons des perruches, et pas qu’un peu. Elles sont arrivées là un peu par hasard, il y a pas mal d’années dans un container qui s’est brisé à l’aéroport d’Orly. Depuis, elles se sont très bien adaptées à notre climat et tous les jours elles quittent leurs nids pour trouver de la nourriture et elles reviennent le soir. On ne risque pas de les rater car elles font un raffut pas possible. Elles sont superbes avec leurs couleurs jaunes ou vertes. De temps en temps l’une d’elles s’arrête pour se reposer et on a le temps de l’admirer.

J’aime bien regarder les oiseaux dans le jardin. Il y a des pies, des colombes, des pigeons ramiers et même un ou deux piverts. Et bien sûr des mésanges. Mon seul regret est que l’on voit de moins en moins de moineaux. Il paraît qu’ils sont en voie de disparition dans notre région.

Un autre petit bonheur, c’est faire la cuisine. Je ne suis pas un grand chef étoilé, j’aime les choses simples et j’adore cuisiner. D’autant plus que, durant quelques mois, à cause de la maladie, je n’arrivais plus à manger. J’avais l’impression que les aliments restaient coincés dans mon tube digestif et que mon estomac avait rétréci. Heureusement, grâce au traitement que je suis actuellement (chimiothérapie orale + hormonothérapie), les choses se sont améliorées considérablement et j’ai retrouvé mon appétit, ce qui est le meilleur baromètre de mon état de santé. Je frôle même la boulimie, comme si je voulais rattraper le temps perdu. Le seul problème est qu’à cause de la stomie la plus grande partie de ce que je mange et que je bois finit dans ma poche ventrale.

Et puis je lis, je fais la sieste quand j’en éprouve le besoin, je regarde la télé. En résumé, je profite du moment présent en essayant de ne pas m’inquiéter de ce qui arrivera demain.