Bonnes fêtes !

Bonjour à toutes et à tous.

Comme vous avez pu le voir, je vous ai délaissés.

C’est que j’ai pas mal de boulot en ce moment. Les travaux que je dois accomplir pour obtenir mon diplôme me prennent énormément de temps. Beaucoup de travail à la maison. Mon « cerveau chimio » est en ébullition. C’est pas toujours facile de se concentrer.

Toujours est-il que je vais placer mon blog en repos forcé quelques temps. Mais rassurez-vous, je vous donnerai des nouvelles de temps en temps.

En attendant, je souhaite à tout le monde de joyeuses fêtes de fin d’année !

A bientôt ! Et surtout, portez-vous bien !

sapin

Opération chambre implantable – épilogue

Oui, oui, je suis toujours là ! Non, non, je ne vous ai pas oubliés. C’est juste que j’ai pas mal de choses à faire en ce moment et que la motivation est quelquefois aux abonnés absents.
C’est ça le problème avec la maladie et ses traitements. On pense qu’on est capable d’abattre des montagnes mais on fatigue vite.

Toujours est-il que, ça y est, j’ai une nouvelle chambre implantable. Youpi ! Finie l’hydratation dans les cuisses. On reprend l’hydratation par le pac (port à cath., autre nom de la chambre implantable).

Lundi dernier, je me suis présentée à l’hôpital à 11h20 (c’est ce qui était demandé dans la convocation), pas tout à fait à jeun (ça, par contre, c’était demandé dans la convocation). Mais après un rapide calcul, sachant que je prends mon p’tit déj à 5h30, je me suis dit que c’était jouable. Et j’ai eu raison, vu que je suis arrivée au bloc vers 13h00.

Mon gentil chirurgien m’avait dit qu’on ferait une anesthésie générale, étant donné que la pose du pac du côté gauche peut prendre un peu plus de temps que du côté droit, c’est-à-dire environ une heure. « C’est pas la peine de vous faire souffrir », qu’il m’a dit.

Tout s’est bien passé. Le personnel soignant était super sympa, ça compte ces choses-là. Ça m’a réconciliée avec l’hôpital, vu que l’extraction du précédent pac ne s’était pas vraiment déroulée sereinement.

En effet, il y a environ un mois, le chirurgien m’avait convoquée à 12h00 pour cette fameuse extraction. Comme je n’aime pas être en retard, j’y étais à 11h30. Après les démarches administratives, la secrétaire m’a emmenée dans une toute petite salle d’attente où, dans la plus grande solitude, je me suis installée.

Vous savez comment c’est. Au départ, on se dit qu’il va sûrement y a voir du retard. Donc, j’avais apporté un petit livre à lire et mon carnet de bord pour y écrire mes impressions. Mais le temps passait, passait, passait, …

A 13h00, je vois mon chirurgien partir. Je commence à m’inquiéter. À 13h30, ne le voyant pas revenir, je décide d’aller demander à l’infirmière du service ambulatoire si, par hasard, on n’ m’aurait pas oubliée. Celle-ci, en grande conversation avec deux « techniciennes de surface » (c’est le terme officiel, désolée), est manifestement dérangée par mon intrusion. «Et ben, il est sûrement parti déjeuner, et puis d’abord, moi, je ne gère pas l’emploi du temps des chirurgiens ». Ben oui, ma p’tite mère, moi ça fait deux heures que je me morfonds dans ma minuscule salle d’attente à me demander quand je vais être prise en charge, que je m’angoisse parce que l’opération se fait sous anesthésie locale et que, voilà, j’ai la trouille.

Je retourne donc, toute penaude parce que j’ai l’impression que je suis coupable de je ne sais pas quoi, dans la salle d’attente où je fonds en larmes. Ben oui, ça m’arrive.

C’est là que le chirurgien m’a retrouvée un quart d’heure plus tard. « Qu’est-ce qu’elle a, ma patiente, elle pleure ? Mais j’avais dit à la cadre du service de vous appeler pour vous dire de ne venir qu’à 16h00. Quelle conne celle-là ! »

Oui, vous avez bien lu, 16h00. Grâce à une personne suffisamment négligente, j’ai poireauté deux heures et demi pour rien. Et grâce à une infirmière qui a laissé son empathie au vestiaire, je me suis culpabilisée pour une faute que je n’avais pas commise.

Comme mon chirurgien a, lui, beaucoup d’empathie pour ses patients, il a tout de suite décidé de me retirer le pac, malgré le fait qu’il avait une opération déjà programmée.

Ça a pris une vingtaine de minutes, un peu plus longtemps que prévu car ma peau était nécrosée et qu’il a fallu la couper avant de tout recoudre. Rien de terrible !

Pour en revenir à la pose du nouveau pac, je suis sortie de ma torpeur anesthésique difficilement (comme d’habitude) et je suis rentrée tranquillement à la maison à la nuit tombée. Je n’ai pas eu mal, sauf au niveau du haut du bras. Mon infirmière de ville m’a expliqué que c’était parce qu’il doit mettre le bras en extension.

Voilà les photos de la radio prise après la pose pour vérifier que tout va bien.

Pour celles et ceux qui voudraient un peu plus d’informations, je vous mets un lien vers le site « sparadrap », dédié aux enfants malades et à leurs parents. Ils ont des petites fiches claires et sympa à lire.

https://www.sparadrap.org/

On aurait pu commencer l’hydratation dans le pac le lendemain mais, comme je suis un peu pétocharde, je n’ai pas osé et on a repiqué dans la cuisse. Par contre, le surlendemain, on a repris l’hydratation habituelle et tout s’est bien passé.

Je remercie mon chirurgien pour son humanité. Je n’en veux pas à l’infirmière qui m’a mal reçue car je pense qu’elle ne fait pas un métier facile. Cela dit, je lui souhaite de ne jamais être dans la situation du malade qui est fragilisé par la maladie et les traitements et qui, psychologiquement, peut craquer à tout moment.

Allez, je vous laisse. La prochaine fois, je vous parlerai de l’Université des Patients.

A bientôt. Et surtout, faites attention à vous !